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Cycle de conférences Festival OFF d’Avignon les 17 et 18 juillet.

Interview de François Adibi et programme complet

14 juillet 2014

Altair think tank organise, avec le soutien de l’Observatoire des think tanks, un cycle de conférences durant le Festival OFF d’Avignon.
Retrouvez l’interview complète du président d’Altaïr think tank, François Adibi.
L’Observatoire des think tanks sera représenté par son président, Sélim Allili, durant une table ronde sur la démocratie numérique.

Observatoire des think tanks : Altair think tank organise les 17 et 18 juillet 2014 en Avignon un cycle de conférences dédié aux questions de la culture [1]. Pouvez vous revenir sur la genèse de ces conférences ?

François Adibi  : Depuis 2011, Altaïr think tank culture médias organise au cœur du festival OFF d’Avignon une université ouverte qui dure 2 jours, dédiée aux questions de culture au sens large, mais pas uniquement . Nous abordons aussi les grandes questions de fond telles que la place du spirituel dans la République, les grands défis du numérique, comment faire la paix avec notre histoire coloniale, sortir du règne de l’argent roi...etc.

Nous avons décidé de lancer ces cycles de conférence car nous sommes convaincus que la culture a un rôle central à jouer pour répondre à la crise de civilisation que nous vivons. Le festival d’Avignon est un bouillon de culture où se rencontrent des artistes, des créateurs, des personnalités politiques, des décideurs et des intellectuels, c’est l’endroit idéal pour brasser une diversité d’idées et d’opinions sur des sujets d’avant garde qui doivent être pensés, confrontés et débattus.

Du débat jaillit la lumière !

Observatoire des think tanks : Sont-elles ouvertes au grand public ? Quel type de public attendez vous pour ces conférences ?

François Adibi : Bien sûr !! Ces débats sont largement ouverts au public. Le public, c’est d’abord l’ensemble des festivaliers mais aussi des personnes qui viennent de la grande région autour d’Avignon. Certains se déplacent uniquement pour un débat donné car nos intervenants sont souvent d’ une grande richesse de parcours.

Cette année, nos débats porteront sur :

- La culture , une chance pour l’emploi et la croissance ( jeudi 17 juillet de 11h à 13h avec Karine Berger (députée des hautes Alpes), Catherine Bugeon (maire adjointe à la culture de la ville d’Avignon), Jean-Noel Tronc (directeur général de la Sacem), Patrick Zenik (Pdg du Label Naïve), Mathieu Grégoire (co-auteur du rapport Syndeac sur les intermittentes du spectacle), Jean-Jacques Augier (éditeur, directeur du magazine Têtu), Alain Van der Malière (ancien Drac), Aurélie Rochman (metteur en scène), Greg Germain (Président du Festival OFF).

- Le financement participatif, une nouvelle donne ( jeudi 17 juillet de 15h30 à 17h30 avec Adrien Aumont (KissKiss BankBank), Tsilla Kogel (Ulule), Marie Tretiakow et Grégoire Harel (Proarti), Nicolas Bailly (Touscoprod), Sylvie Verheyde (réalisatrice), Julie Recoing (conceptrice-interprète), Patrice Pierrat (éditeur), Thomas Saignes (Tomato Pictures), Camille Domange (Ministère de la culture), Ambroise Liard (avocat), Eric Licoys (président d’honneur du Groupe Moniteur), Marie Laget (Kalara), Guillaume Pépin (My Major Company).

- Internet la régulation ou le chaos, où nous traiterons des problèmes de souveraineté numérique et de libertés publiques ( vendredi 18 juillet de 11h à 13h avec Frédéric Martel (producteur à France Culture, écrivain), Nicolas Colin (CNIL), Maud Franca (responsable des enjeux du numérique à la Caisse des dépôts), Louis Montagne (Open Source world forum), Dany Cohen (professeur à Sciences Po), Céline Mas (vice-présidente d’Altaïr think tank), Sélim Allili (Président de l’Observatoire des think tanks).

- Juifs, Chrétiens , Musulmans, sources communes et valeurs partagées (vendredi 18 juillet de 15h15 à 17h15 avec Maurice-Ruben Hayoun (philosophe, spécialiste de Cordoue et d’Al Andalus), Ghaleb Bencheikh (philosophe, animateur de l’émission Islam à France 2), Père Christophe Roucou (Mission de France), Alain Boyer (philosophe, ancien préfet), Karim Miské (réalisateur), Hélène Pichon (Centre d’études et de prospective stratégique), François Adibi (président d’Altaïr think tank).

Tous ces sujets sont passionnants et nous nous efforçons à chaque fois de sortir de ces débats avec des propositions concrètes.

Observatoire des think tanks : Existe-t-il une « crise de la culture » comme certains l’affirment notamment avec la récente actualité des intermittents ? Quelle est la position officielle de votre think tank sur cette question précisément ?

François Adibi : La crise des intermittents du spectacle est essentiellement due au fait que les partenaires sociaux n’ont pas exploré toutes les pistes possibles. Je n’en citerai que deux : les pistes préconisées par le comité de suivi qui regroupe des parlementaires et des personnalités qui travaillent depuis plusieurs années sur le sujet, et les pistes élaborées par le rapport Pilmis / Grégoire de début 2014. Sur le site internet d’Altaïr think tank, vous trouverez le communiqué de presse très pédagogique qui résume la position du think tank avec des liens qui permettent à chacun de comprendre de manière claire quel est le sujet et quelles sont les différentes options qui s’ouvrent à nous.
Le vrai problème en réalité est que ces solutions n’ont pas été débattues. On a fait semblant de débattre mais chacun est resté sur des positions idéologiques. C’est l’absence d’un vrai débat public qui est la cause de cet échec dans le dialogue social. Mais tout n’est pas perdu, la mission de concertation ouvre de nouvelles perspectives.

Observatoire des think tanks : De manière plus générale, quel regard portez vous sur la politique du gouvernement en matière de culture ?

François Adibi : je préfère ne pas répondre tellement il y a à dire de choses négatives !..

Observatoire des think tanks : On oppose souvent à tort les différents secteurs de l’économie française en fonction de leur capacité à générer de l’emploi et de la richesse sur le territoire. Existe-t-il des données économiques précises sur l’impact économique de l’ensemble des activités culturelles en France ?

François Adibi : La culture en France représente 70 milliards d’euros et 1, 2 millions d’emplois. C’est tout sauf anecdotique. Il y a un excellent rapport qui a été fait sur le sujet en Novembre 2013 : c’est le Panorama des industries créatives et culturelles en France (rédigé par Ernst and Young), qui analyse les 9 secteurs des industries culturelles. Il explique à quel point ce secteur est important pour l’économie Française.

Je voudrais rappeler qu’aux Etats-Unis et au Japon la culture est le 2ème poste à l’exportation ; celui qui entraine les autres. Exporter sa culture c’est à terme exporter son industrie , certains pays ont parfaitement compris ces mécanismes, cela s’appelle le soft-power.

C’est la création et l’innovation qui entraine l’économie et pas l’inverse. Et pour terminer sur ce sujet je voulais dire que pour la 1ère fois en Avignon, Altaïr think tank lance le 17 juillet, une journée du financement participatif où les 5 principales plateformes de financement seront physiquement présentes au cœur du village du OFF pour répondre aux attentes des porteurs de projet.

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Notes

[1avec le soutien de l’Observatoire des think tanks

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